Revue n°38 – Dîtes aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

Hello, hello

J’espère que vous allez bien et qu’il ne pleur pas trop par chez vous. Je voulais également vous remercier pour vos retours ultra positifs sur mon billet humeur. Je vous répondrais dans le week-end, mais encore mille mercis. Aujourd’hui, on se retrouve pour une nouvelle critique littéraire avec le roman Dîtes aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt que j’ai reçu de la part des éditions 10/18. Je les remercie une nouvelle fois de leur confiance.

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Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu’ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d’art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu’on n’évoque qu’à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d’amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l’ami de Finn. Confrontée à l’incompréhension de son entourage, et à la réalité d’une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.

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En voilà un roman d’apprentissage qui me convient enfin ! Oui, je vous donne la couleur dès le départ, ce roman est une petite pépite. Pourtant ce n’était pas gagné car il m’a fallu une bonne centaine de pages pour rentrer véritablement dans l’histoire.

Nous faisons la connaissance de June, ado de 14 ans. C’est une adolescente timide, a peu d’amis, aime l’art et adore son oncle et parrain Finn. Elle se révèle attachante pour nous, lecteurs, et plusieurs fois j’ai eu envie de rentrer dans mon livre pour la défendre face à sa sœur ou sa mère. 

Un autre personnage m’a beaucoup touché, il s’agit de Toby, l’ami de Finn. Je ne veux pas trop en dévoiler, mais j’ai trouvé que c’était un personnage qui a été capable de beaucoup de choses par amour. Le fait de devenir proche de June l’aide à grandir et à comprendre mieux les personnes qui l’entourent. 

Il est aussi question de la maladie du sida, maladie découverte dans les années 80. Nous sommes donc aux prémices et tout le long, nous avons droit à des préjugés sur cette maladie, la peur de l’attraper juste en touchant une main ou en étant dans la même pièce que la personne malade. Même si je savais que c’était l’époque qui voulait ça, je n’ai pas pu m’empêcher de lever les yeux aux ciels face à toutes ces âneries.

C’est donc un très joli roman que nous offre Carol Rifka Brunt. Nous avons des personnages très attachants, d’autres que l’on remettrait bien à sa place. L’écriture de l’autrice est plaisante à suivre. A découvrir !

note - 4 popcorn

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29 commentaires sur « Revue n°38 – Dîtes aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt »

  1. J’ai acheté ce livre vendredi car j’en ai entendu pas mal de bien, et à la librairie, un libraire l’avait mis en « coup de coeur »… c’est certain qu’il ne restera pas bien longtemps dans ma PAL ! 🙂

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  2. Pas assez de romans sur cette thématique à mon actif (le milieu artistique des années 80 aux états-unis, et l’apparition de ce fléau qu’est le sida). Mais aussi aucun livre des éditions 10/18 (dont les couvertures sont pourtant si jolies !) sur mes étagères. Je dois vite remédier à ce problème ! Merci pour ta chronique.

    Aimé par 1 personne

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