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Que se cache dans ma wish-list pour la rentrée littéraire ?

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Hello, hello !

J’espère que vous allez bien en ce jeudi. Je suis ravie de vous retrouver après mes deux jours de repos forcé (merci le canoë et la super chute à l’arrivée haha). Comme je vais beaucoup mieux et que je fais un no-buy forcé (vous allez voir le book-haul du mois d’Août, je vous jure que vous serez fier de moi !), je me suis dis qu’un superbe article avec plein d’envie me fera le plus grand bien haha. 

La rentrée approche à grand pas et je me suis dis qu’avant de penser aux choses peu reluisantes de la rentrée, nous allons faire un tour du côté des maisons d’éditions pour lorgner sur les nouvelles parutions ! Qui c’est qui va remplir sa wish avec tout plein de romans ? C’est bibi ! Et vous, vous me suivez ?

EDITIONS LES ESCALES

01. Mazie, Sainte patronne des fauchés et des assoiffés – J. Attenberg – 18.08.16

Personnage haut en couleur, Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l’on croise diseuse de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d’or, les idylles et la consommation d’alcool – malgré la Prohibition – vont bon train. Mazie aime la vie, et ne se fait jamais prier pour quitter sa « cage » et faire la fête, notamment avec son amant « le capitaine ». Avec l’arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d’ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. Surnommée « la reine du Bowery », elle devient alors une personnalité incontournable de New York.
Dans ce roman polyphonique, Jami Attenberg nous fait découvrir Mazie – dont on entend la gouaille à travers les lignes de son journal intime –, mais aussi Soeur Ti, son unique amie, sa soeur Jeanie, l’agent Mack Walters, porté sur la bibine et qui aime flirter avec elle… Le lecteur découvre, fasciné, une personnalité hors du commun et tout un monde bigarré et terriblement attachant.

02. Les vies de papier – R. Alameddine – 25.08.16

Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l’ombre des murs anciens de son appartement, elle s’apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l’une des oeuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov.
À la fois refuge et « plaisir aveugle », la littérature est l’air qu’elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu’elle ne cesse d’écouter. C’est entourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu’Aaliya se sent vivante. Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l’odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l’imprévisibilité de Beyrouth.
Roman éblouissant à l’érudition joueuse, célébrant la beauté et la détresse de Beyrouth, Les Vies de papier est une véritable déclaration d’amour à la littérature.
 
FLEUVE EDITIONS
03. Le pactole – C. D’Aprix Sweeney – 08.09.16
Bea, Melody, Jack et Leo n’ont pas grand-chose en commun si ce n’est le joli héritage laissé par leur père, qui doit leur être distribué le jour des quarante ans de la benjamine. Mais le jour J, c’est la soupe à la grimace. Les trois « petits » découvrent que leur aîné, Leo, séducteur et égoïste, a dilapidé le magot. Les hostilités sont lancées ; la fratrie exige que Leo la rembourse. C’est le début d’une guerre des tranchées qui va réveiller de vieilles rancunes, briser d’anciens tabous, mais aussi leur permettre de renouer des liens qu’ils croyaient rompus pour toujours…
04. Le syndrome de la vitre étoilée – S. Adriansen – 25.08.16
« – Alors, cette soirée ?
Je n’ose pas regarder Guillaume.
– Maeva est enceinte.
Mon ventre à moi n’est gonflé que de bière. Fausse, de surcroît. »
Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d’enfant. Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant.
Derrière cette proportion, combien d’autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils « bienveillants » ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D’amis auxquels on ment ? De bouteilles éclusées ? Combien de pensées magiques pour conjurer le sort et cette foutue proportion ?
Voilà des questions – des obsessions – que la narratrice de ce roman tente d’éclairer sous un jour nouveau en découpant sa pensée comme on range la commode de son adolescence.
Ce qui démarrait comme un chemin de croix frappe par sa lucidité, sa drôlerie, sa cruauté et prend la forme du journal rétroéclairé d’une jeune femme qui découvre le pouvoir d’être libre.
EDITIONS MILADY

05. Accords parfaits – D. Bignardi – 23.09.16

Voilà des années qu’Arno a épousé Sara. Un beau jour, elle disparaît, laissant derrière elle un petit mot : elle ne pouvait pas faire autrement, elle donnera des nouvelles quand elle pourra. Arno est d’abord fou de rage : l’abandonner avec les enfants, la veille de Noël, ce n’est pas seulement une évasion, mais une trahison. En s’interrogeant plus tard sur les raisons de son départ, Arno se rend compte qu’il ignore un pan entier de la vie de Sara. Son enquête va lui ouvrir les yeux sur une évidence : sa femme est une inconnue.

06. Histoire d’une mère – A. Prowse – 23.09.16

« Je n’aime pas Lilly. Non, je ne l’aime pas. Je n’ai même pas d’affection pour elle. Je déteste jusqu’ à son nom, et je n’ai aucune envie de passer du temps avec elle. Je m’en veux terriblement de dire des choses pareilles, et même de les penser, mais c’est la stricte vérité. » Et dire que ça aurait dû être un « heureux événement ».

Ceux à qui Jess a annoncé la bonne nouvelle n’ont que ce mot à la bouche. À commencer par sa mère, qui lui assure que, dès le premier regard, elle ressentira pour son enfant un amour si puissant qu’il lui permettra de surmonter tous les obstacles. Les obstacles ? Oui, quelques effets secondaires non souhaités et gênants : l’épuisement, les hormones en chute libre, le découragement. Hélas, à la naissance de sa fille, Jess ne ressent rien. Est-ce à dire qu’elle est une mère indigne ? Comme beaucoup de jeunes femmes, Jess n’était pas prête. Ou plutôt, elle ne s’attendait pas à ça, parce que la société entretient un savant mensonge autour de la maternité. Incapable de tisser un lien avec son enfant, Jess part à la dérive. Seule face à cette épreuve, elle découvre en elle une monstruosité qu’elle ne soupçonnait pas. Fort heureusement, c’est sur un message d’espoir que s’achève ce roman, et sur la poignante éclosion de l’amour maternel.


07. Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper – 23.09.16

Un an après la mort de Miriam, Arthur consent enfin à se séparer des affaires de sa défunte épouse. Il découvre alors un bracelet qu’il n’avait jamais vu, et les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ?

08. Les jours d’après – K. Harmel – 26.08.16

« Des heures durant, j’ai gardé les yeux rivés sur la porte, espérant que Patrick finirait par arriver et que tout cela n’était qu’une malheureuse erreur. Mais ce n’en était pas une. Lorsque minuit a sonné, je me suis mise à pleurer : ce 19 septembre était le premier jour de ma vie que je ne partageais pas avec lui. »
 
Trouver l’amour est une chance. Après la mort de son mari, Kate ne pensait pas que la chance lui sourirait de nouveau, et qu’elle se fiancerait, dix ans plus tard, à un homme beau et brillant. C’est alors qu’elle se met à rêver de son défunt mari. Dans ces songes étonnamment réalistes, il n’a jamais eu d’accident de voiture, et Kate lui a donné une fille, Hannah. Kate ne sait plus quoi penser : Patrick essaie-t-il de lui parler par-delà la mort ? ou a-t-elle simplement peur d’être heureuse avec un autre que lui ?
MIROBOLE EDITIONS
 09. La tête légère – O. Slavnikova – 03.11.16
Maxime Ermakov a Moscou à ses pieds : publicitaire talentueux, il a fait fortune en vendant du chocolat. Un jour, il reçoit la visite d’étranges individus, fonctionnaires des services secrets, qui lui annoncent qu’il doit se suicider au plus tôt. De cette manière, il sauvera des millions de gens. On lui remet donc une arme en le priant de se conduire en patriote. Mais le suicide n’entre pas dans les projets de Maxime, et les services secrets sont obligés de lui rendre la vie infernale : ils déclarent aux habitants de son immeuble que Maxime est un ennemi, des gens patrouillent sur son palier, les voisins colportent des ragots sur lui. Et pour couronner le tout, un nouveau jeu vidéo gratuit passionne la Terre entière : il s’agit de tuer un personnage en tous points semblable à Maxime.
10. Avenue nationale – J. Rudiš – 06.10.16
Vandam est peintre en bâtiment. Il a connu la dépendance aux drogues et la prison. Il est fasciné par l’histoire militaire, voue un culte aux grands chefs de guerre et fait deux cents pompes par jour. Il hante la taverne de sa banlieue praguoise pour boire des bières ou se battre. Il vit une aventure avec la serveuse Lucka. Et il est fier d’avoir donné le premier coup lors de la Révolution de Velours de 1989 qui a précipité la chute du communisme tchèque.
Dans ces pages, il livre ses « leçons de vie » et déverse ses obsessions, entre le rire et la rage.
Épopée européenne et universelle, poème brutal et mélancolique, monologue dense et halluciné, Avenue nationale plonge le lecteur dans la tête d’un néoextrémiste ordinaire perdu dans une démocratie en quête d’identité et reflète les paradoxes des idéologies contemporaines.
11. Un bon écrivain est un écrivain mort – G. Chérel – 15.09.16
Un journaliste doit animer une conférence littéraire à Saorge, un ancien monastère franciscain transformé en résidence d’auteurs. Seront là Michel Ouzbek, Christine Légo, Amélie Latombe, Delphine Végane, Frédéric Belvédère… Une dizaine d’écrivains connus, plus quelques auteurs régionaux. Le tortillard est arrivé à l’heure, comme prévu. Tout était prévu, en fait : la rencontre devant un public ravi de voir des écrivains de best-sellers, le déroulé du débat sur la « véracité dans l’art d’écrire », le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces.
Mais rien ne s’est passé selon le programme.
Une fois au monastère, l’histoire a dérapé.
Les écrivains connus ont disparu, les uns après les autres.
C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort.
12. Les fleurs ne saignent pas – Alexis Ravelo – 06.10.16
Dans la liste des crimes les plus idiots au monde, le kidnapping contre rançon de la fille d’un parrain de la mafia figurerait en deuxième ligne, juste après le cambriolage d’un commissariat de police. C’est pourtant le gros coup absurde qu’ont décidé de monter Lola, le Marquis, le Sauvage et le Ouf, une bande de petits escrocs.
Bienvenue aux Grandes Canaries, une île paradisiaque où, derrière les plages magnifiques, se livre un duel inégal entre deux mondes : les apprentis-bandits vivant de larcins contre les barons en col blanc baignant dans la corruption et la politique.
Les fleurs ne saignent pas est un roman choral superbe, rythmé, qui fait le portrait d’une culture insulaire haute en couleurs et d’une société perdue dans le naufrage du capitalisme.
EDITIONS POCKET
 13. Ce soir j’ai peur – A. Saumont – 18.08.16
Jane, étudiante en gymnastique, vit torturée par le remords d’avoir empoisonné son amant, un homme plus âgé qu’elle. Au fil d’une existence rythmée par l’entraînement physique et les conversations de jeunes filles, elle ressasse en secret les raisons de son crime. Mais sa version des faits est-elle aussi conforme à la réalité qu’elle voudrait le croire ?
Annie Saumont, réputée pour son talent de nouvelliste, excelle à dépeindre la noirceur de l’âme humaine. Sombre et délicieusement pervers, Ce soir j’ai peur, un de ses rares romans, paru en 1961, annonçait déjà toute la singularité de cette plume majeure de la littérature française contemporaine.
14. La dictature des ronces – G. Siaudeau – 18.08.16
Un petit bout de terre perdu au milieu de la mer. C’est là, sur l’île de Sainte-Pélagie, que s’installe un été le narrateur. Son ami Henry parti en voyage d’affaires lui a confié la garde de la maison, du chien et du jardin.
Une aubaine pour le narrateur qui s’ennuie ferme. Décidé à sauver le potager des ronces et sa vie de l’atonie douce, il débarque, prend ses marques, arpente ce nouveau territoire, s’essaye aux bains de mer. Et fait d’insolites rencontres : un enfant inconsolable, un maire incongru, un voisin au lourd secret, deux chasseurs d’étoiles…
Petit à petit, il se prend d’affection pour cet endroit unique et surprenant. L’île pourrait tout aussi bien être un bouchon dans l’eau qui attend que ça morde qu’un planète perdue dans l’espace…
15. Un fond de vérité – Z. Miloszewski – 08.09.16
Fraîchement divorcé, Teodore Szacki a quitté son travail de procureur à Varsovie et débarque dans la paisible bourgade de Sandomierz, où il compte bien refaire sa vie. Mais six mois à peine après avoir abandonné l’agitation de la capitale et l’asphyxie de son mariage, il s’ennuie déjà.
Heureusement, devant l’ancienne synagogue de la vieille ville, du travail l’attend : un corps de femme drainé de son sang, tout comme dans un rite sacrificiel juif… Lorsque le mari de la victime subit le même sort, la population de la ville renoue avec des peurs vieilles de plusieurs décennies. Aux prises avec une flambée d’antisémitisme sans précédent, Szacki va devoir plonger dans un passé aux échos douloureux, et tenter de trouver la vérité dans une histoire qui déchaîne toutes les passions.
Et aussi Nous irons tous au Paradis de F. Flagg, Romanesque de T. Benacquista, Un enfant plein d’angoisse et très sage de S. Hoffmann et Un paquebot dans les arbres de V. Goby.
Je suis désolée d’avance de cette looongue liste. Je vous avoue qu’en faisant cet article, je ne pensais pas avoir autant d’envie, je crois que le no-buy ne fait pas bon ménage avec ma folie des achats. Et vous, qu’est-ce que vous avez dans vos wish sur la rentrée littéraire ? 
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26 thoughts on “Que se cache dans ma wish-list pour la rentrée littéraire ?”

  1. Ca va, je trouve qu’il y a plus longue comme liste tout de même ! Je ne connaissais pas les éditions Mirobole, j’aime beaucoup l’esthetisme de leurs parutions. Les vies de papier a l’air vraiment super 🙂

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