Revue n°44 – Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg

Hello, hello !

J’espère que vous allez bien en ce vendredi. Aujourd’hui, on se retrouve pour mon premier roman lu sur cette rentrée littéraire 2016  avec Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg. Je remercie la maison d’édition Les Escales ainsi que Netgalley pour ce partenariat. Alors qu’en ai-je pensé ? Réponse.

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Personnage haut en couleur, Mazie Phillips est ouvreuse au Venice, célèbre cinéma new-yorkais. Le jazz vit son âge d’or, les idylles et la consommation d’alcool – malgré la Prohibition – vont bon train, et Mazie ne se fait jamais prier pour faire la fête. Mais derrière sa bonhomie se cache une enfance difficile, et son journal intime détient ses secrets les plus insoupçonnables. Avec l’arrivée de la Grande Dépression, la vie de Mazie va basculer. Les sans-abri affluent dans le quartier, et personne ne semble pouvoir échapper à la crise. Si elle ne les aide pas, qui le fera ? Mazie décide alors d’ouvrir les portes du Venice à ceux dans le besoin et redéfinit ainsi l’identité du quartier comme de la ville entière. Plus de quatre-vingt-dix ans passent avant que son journal intime ne soit retrouvé par un documentariste en mal de sujet. À travers sa « voix », celles de ses contemporains et du documentariste se dessine la personnalité hors du commun de celle qui deviendra sainte Mazie.

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Lorsque je vous avais présenté ma wish-list pour la rentrée littéraire, Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés figurait en tête de liste. L’époque où se situe l’histoire, le thème du cinéma, voilà déjà des arguments qui ont su titiller ma curiosité. Quand Les Escales ont acceptés ma demande sur Netgalley, ni une, ni deux, me voici partie à l’aventure pour connaître Mazie. 

Au début du roman, nous sommes en 1939 et une amie de Mazie vient la voir avec un homme qui aimerait éditer son autobiographie. Mazie, elle, trouve l’idée complètement incongrue, mais elle finit par fouiller dans son journal intime. S’ensuit avec la première partie, où nous découvrons Mazie à 10 ans qui nous apprend qu’elle part vivre avec sa petite sœur Jeanie, chez sa grande sœur Rosie avec son mari Louis. On apprend également que leur père était violent envers ses filles et sa femme. Les extraits de journal intime continueront jusqu’à 1939, jour où elle retrouve son journal intime et où elle y glisse un petit mot. 

Aux côtés des extraits de journal intime sont glissés des témoignages de personnes qui connaissent Mazie ou qui l’ont connus plus jeune, ainsi que des extraits de l’autobiographique qu’elle écrit suite à la demande de l’éditeur. J’ai beaucoup aimé connaître ce personnage par ces biais car, pour moi, c’est une approche plus originale.

Ce qui m’a frappé, c’est qu’au final, son entourage n’a pas vraiment cerné qui elle était vraiment. Je pense notamment à Rosie, sa sœur avec qui elle se dispute souvent. Mazie ne rentre pas dans le moule de son époque. Les mariages avec des bons partis, ce n’est pas pour elle. Elle travaille au Venice, un cinéma de quartier à New-York, mais elle se sent mis en cage. Ce que Mazie voudrait c’est être libre, être dans la rue, faire la fête. Pourtant, même si elle semble frivole, Mazie est généreuse et a un bon fond. 

Les autres points que j’ai beaucoup aimé sont les événements historiques comme le krach boursier de 1929 et la Prohibition qui impactent le récit. C’est d’ailleurs grâce à ces événements que Mazie va venir en aide aux sans-abris et se faire connaître de tous. J’ai adoré découvrir le New-York du début du 20ème siècle. 

Pour conclure, Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés est une très belle découverte. Mazie est un personnage haut-en-couleurs qui ne cherche seulement à aider les gens que personne ne voit. La construction du récit est originale et permet d’avoir une vue extérieure du personnage. A découvrir donc !

note - 4 popcorn

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18 commentaires sur « Revue n°44 – Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg »

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