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Revue n°61 – Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel

Hello, hello mes p’tits chats !

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau billet lecture. Cette fois, il s’agit du roman Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel. Je remercie Mirobole Editions pour l’envoi de ce roman.

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Un journaliste doit animer une conférence littéraire à Saorge, un ancien monastère franciscain transformé en résidence d’auteurs. Seront là Michel Ouzbek, Christine Légo, Amélie Latombe, Delphine Végane, Frédéric Belvédère… Une dizaine d’écrivains connus, plus quelques auteurs régionaux. Le tortillard est arrivé à l’heure, comme prévu. Tout était prévu, en fait : la rencontre devant un public ravi de voir des écrivains de best-sellers, le déroulé du débat sur la « véracité dans l’art d’écrire », le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces.
Mais rien ne s’est passé selon le programme.
Une fois au monastère, l’histoire a dérapé.
Les écrivains connus ont disparu, les uns après les autres.
C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort.

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Si vous vous souvenez bien, j’avais choisi ce roman lors du dernier Week-end à 1000 et je l’ai donc lu dans ce cadre. Un bon écrivain est un écrivain mort me tentait déjà par son titre et sa couverture (j’adore les couvertures de Mirobole Editions), j’avais donc hâte de savoir ce qu’il avait dans le ventre.

Guillaume Chérel reprend la trame narrative des Dix petits nègres d’Agatha Christie pour son histoire. Ici, nous avons donc les 10 best-selleurs du moment au centre de l’intrigue : Michel Houellbecq, Christine Angot, Amélie Nothomb, Delphine de Vigan, Frédéric Begbeider, Yann Moix, Jean d’Ormesson, Katherine Pancol, Tatiana de Rosnay et David Foenkinos. Je vous donne les vrais noms, mais dans le roman, Guillaume Chérel s’est amusé à les travestir légèrement. Ainsi Delphine de Vigan devient Delphine Végane ou encore Katherine Pancol devient Kathy Podcol. Ce travestissement m’a plu et même des auteurs que l’on cite juste sont travestis et je me suis amusée à chercher à qui cela faisait référence. 

Pour revenir à l’histoire, ces auteurs se rendent dans un monastère pour une conférence littéraire animé par Augustin Traquenard aka Augustin Trapenard. Ces auteurs ont été invités par le propriétaire du monastère dont on ne sait rien sauf qu’il est riche. La première partie du roman est très intéressante. Nous avons à chaque chapitre, un point de vue différent des personnages alors qu’il est en route pour le monastère. Guillaume Chérel se moque de ces auteurs et tout le monde en prend pour son grade et nous, lecteur, on s’en délecte. Je vous avoue que j’avais peur d’y voir un auteur aigri derrière ce bouquin, mais je pense qu’il faut vraiment le prendre avec humour surtout qu’il n’hésite pas à se moquer de lui-même. 

Concernant, la deuxième partie, celle où nos auteurs sont dans le monastère avec cette fameuse comptine, je l’ai trouvé également très sympathique même si je l’ai trouvé plus expéditive. Là où j’ai été moins ravie, ça a été de me rendre compte après avoir fini ma lecture que la comptine n’a pas été forcément respectée jusqu’au bout. Mais c’est un détail, ça n’a pas trop d’importance. 

Au travers de cette réécriture, Guillaume Chérel aborde un sujet plus profond sur la littérature, les best-sellers et le talent. Et effectivement, on peut se poser la question de savoir si ces écrivains populaires ont un véritable talent ou si ils répondent seulement à une demande de la part du public. 

Pour conclure, Un bon écrivain est un écrivain mort est une très belle découverte chez Mirobole Editions. Cette réécriture des Dix petits nègres d’Agatha Christie fonctionne bien, c’est drôle, moqueur et en même temps pose des questions plus profondes sur la littérature. Mon léger bémol viendrait sur la comptine qui n’a pas été respectée jusqu’au bout. Un roman qui se lit très vite et que je conseille aux curieux !

note - 4 popcorn

 

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9 réflexions au sujet de “Revue n°61 – Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel”

  1. Je ne connaissait pas du tout et j’avoue qu’il me tente pas mal! J’adore l’idée d’une reprise des 10 petits nègres (que j’avais adoré!) et c’est pas mal d’utiliser des auteurs (en changeant les noms). Ca me rend vraiment curieuse!

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