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[#76] Un dernier verre au bar sans nom de Don Carpenter

Hello, hello mes p’tits popcorn’s !

Nouveau billet littéraire et cette fois, nous partons aux Etats-Unis à la rencontre de Don Carpenter et son roman Un dernier verre au bar sans nom. Je remercie les éditions 10-18 pour l’envoi de ce roman. 

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Oeuvre posthume, «Un dernier verre au bar sans nom» met en scène un couple d’écrivains, Jaime Froward et Charlie Monel, depuis leur rencontre à l’université jusqu’au moment de leur séparation, une quinzaine d’années plus tard. Tableau de la vie littéraire sur la côte Ouest des Etats-Unis au tournant des années 1960-70, le roman concentre la plupart des thématiques chères à Carpenter : comme «Sale Temps pour les braves», le livre présente un épisode carcéral ; comme dans «Deux Comédiens», Hollywood y apparaît dans sa démesure et sa folie ; comme dans tous ses romans, la fragilité des destins humains et l’angoisse de la perte, la dépression et la nécessité de faire face apparaissent comme les motifs majeurs de ce livre – avec, comme un corollaire inéluctable, comme une évidence bien ancrée au cœur de ces vies : l’alcool. Le livre s’ouvre sur la gueule de bois consécutive au mariage express de Jaime et Charlie, et s’achève sur ces mots « il lui restait beaucoup de verres à boire ». La publication de ce roman demeuré inédit vingt ans après la mort de l’auteur, dont l’édition a été confiée à Jonathan Lethem, a fait événement aux Etats-Unis.

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Un dernier verre au bar sans nom me faisait très envie sur le catalogue 10/18 car j’aime beaucoup les romans qui traitent de rêve et désillusions dans le milieu artistique. Il y a presque un an, je découvrais La vallée des poupées de Jacqueline Susann qui parlait des femmes dans le milieu du spectacle, ici il est question de littérature et des auteurs à Hollywood. 

Tout commence avec la rencontre de Jamie et de Charlie sur les bancs de l’université. Elle vient d’un milieu aisée et souhaite devenir écrivain. Lui revient de la guerre de Corée et souhaite coucher son expérience sur le papier. Entre eux le coup de foudre immédiat. Charlie obtient une bourse pour pouvoir écrire son roman et Jamie tombe enceinte de Kira. Ils décident donc de se marier et de partir vivre en Oregon. 

Autour d’eux vont se greffer des personnages plus ou moins importants. Des gens qui vont se greffer autour de ce couple et qui rêvent, eux aussi, de devenir des auteurs incontournables. Ou faire de l’argent. Ou les deux. Certains vont réussir et d’autres vont changer de carrière. Même pour notre couple, tout ne va pas se passer comme prévu.

Le roman se déroule pendant 15 ans et sur six parties. Concernant le couple Charlie/Jamie, tantôt j’ai adoré l’un et détesté l’autre et vice-versa. Don Carpenter dépeint des personnages qui ne sont pas manichéens et j’ai beaucoup apprécié cette authenticité qui ressort de ses personnages. Malgré tout, j’avoue avoir eu ma préférence pour Charlie car il se rend compte de ses limites en tant qu’écrivain et choisit une autre voie parce qu’il juge qu’il y a plus important.

C’est Jamie qui sera l’écrivain du duo. Si elle devient de plus en plus insupportable tout le long du roman, j’ai beaucoup apprécié la façon dont elle vivait son art. Don Carpenter a très bien su décrire la passion et la concentration que nécessite l’écriture d’un roman. En personnage secondaire, Stan vaut également le détour. Ancien détenu, il rêve d’écrire un roman et de sortir du système. En prison, il choisit de créer son roman, mais sans papier ni stylos, il décide de l’apprendre par cœur. A sa sortie, il tape son texte et le vend et devient la coqueluche d’Hollywood. 

Hollywood, autre thème que choisit de traiter Don Carpenter. Dans le roman, tous les écrivains qui ont réussis à vendre un de leurs romans arrivent très facilement à voir arriver Hollywood à leur porte pour acheter les droits d’adaptations. Malheureusement, aucun ne verra le jour. Charlie est lui aussi contacté pour que son roman inachevé devienne un film. Par ce personnage, Carpenter nous montre que l’auteur à Hollywood est certes très bien payé, mais qu’il doit réviser son message, son intention au divertissement. Ne pas avoir peur de tuer à coup de hache son roman. C’est une critique acerbe de l’auteur sur Hollywood qui, à l’époque de l’écriture du roman, était en plein âge d’or. 

Un dernier verre au bar sans nom est un très bon roman et je suis ravie d’avoir pu le découvrir. Des personnages forts, des thèmes très intéressants, il n’en fallait pas plus pour que j’adore ce roman. 

note - 4 popcorn-vfinal-popcornandgibberish

 

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