cinéma

Wonder Wheel : Tragédie à Coney Island !

Hello, hello mes p’tits popcorns !

A défaut de se retrouver pour un Popcorn se fait des films (non, aucun film n’a été vu cette semaine à la maison !), je vous propose de discuter autour Wonder Wheel, dernier film de Woody Allen. Je ne m’étendrai pas autour de son scandale qui perdure depuis des décennies, cela ne m’intéresse pas. Donc tu peux éviter d’ors et déjà le commentaire sanglant, si ça ne te convient pas, changes de blog ! Bref, pour les autres, rendez-vous à Coney Island !

Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

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Wonder Wheel s’ouvre sur Mickey (Justin Timberlake) qui nous met en condition sur l’histoire que nous nous apprêtons à voir. Il sera le narrateur du film, rôle d’habitude réservé à Woody Allen. La caméra mouvante nous présente Carolina (Juno Temple) qui arrive à Coney Island à la recherche de son père. 

Dans ce film, nous nous concentrons énormément sur la psychologie des personnages. C’est là la force du film : l’arrivée de Carolina à Coney Island va déclencher toute une série d’événements qui vont se révéler tragiques. Car le mot est lâché dès les premières minutes de film par Mickey, avec Wonder Wheel nous n’allons pas avoir d’happy end. La promotion du film s’est faite autour de Justin Timberlake et Juno Temple, mais en réalité, le « vrai » personnage principal est clairement incarné par Kate Winslet.

Wonder Wheel : Photo Kate Winslet

Ginny (Kate Winslet) va très mal vivre l’arrivée de Carolina dans sa vie. Seconde femme du père de Carolina, Humpty (James Belushi), elle est malheureuse dans son mariage. Celle-ci va donc tromper son mari (je ne vous dis pas avec qui pour un peu de suspens haha), or Carolina va s’en accaparer aussi malgré elle. Il y a une forte dualité autour de Ginny : tantôt ouverte, compréhensive, mais très vite c’est la jalousie et la rage qui vont s’emparer d’elle. C’est d’ailleurs elle qui sera au cœur du point de non retour au sujet de la trame du film. 

Woody Allen nous propose un film à l’esthétique très travaillé. Les décors sont superbes, on plonge dans un univers rétro où il y a cet effet carton-pâte. Attention, j’insiste sur le rétro car nous ne tombons pas dans l’effet kitsch. Seulement, Wonder Wheel possède une patte « film ancien ». Allen fait un gros travail sur les lumières de son film notamment lors des longs monologues de Ginny. La lumière tantôt rouge orangé pour les moments d’espoir, le bleu violet pour l’effet inverse. L’affiche du film retranscrit d’ailleurs très bien ce jeu de lumière. 

Wonder Wheel : Photo Juno Temple, Woody Allen

Wonder Wheel possède également une dimension comique avec le personnage de Richie (Jack Gore). Il s’agit du fils de Ginny et il s’amuse à faire des incendies un peu partout dans Coney Island. Cette parenthèse revient tel un running gag pour décompresser de cette tension qui enfle au fur et à mesure pour le spectateur, mais pour les personnages, cela permet d’être un exécutoire de toute leur colère. Enfin surtout de toute la colère de Ginny, vous vous en doutez bien. 

Wonder Wheel est le premier film que je retiendrai pour l’année 2018. Ca a été vraiment un excellent moment de cinéma et je sais que je le regarderai à nouveau avec plaisir. Vraiment, impossible de passer à côté de ce petit bijou. Ah et impossible de ne pas penser à Miss Cyclone de Laurence Peyrin of course.

5 popcorns

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4 réflexions au sujet de “Wonder Wheel : Tragédie à Coney Island !”

  1. Ça fait un petit moment que je n’ai pas vu de film de Woody Allen.. Pas à cause des polémiques, mais parce que je trouve que son travail avait perdu en qualité ces dernières années. Cela dit, je tenterai peut-être celui-ci, tu m’as donné envie d’y jeter un œil 🙂

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  2. Je ne compte pas aller le voir tout simplement parce que les derniers Allen m’ont déçue et celui-là ne me tente pas particulièrement (mais je le rattraperai certainement dans le courant de l’année). Mais tu as raison : tu fais ce que tu veux, personne n’a à juger ce que vont voir les gens au cinéma. Je ne supporte plus les petits donneurs de leçons qui demandent aux gens quoi voir.

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  3. J’avais vu la promo sur Quotidien mais je ne suis pas particulièrement tentée. Pourtant j’adore Kate Winslet, mais je crois que je ne suis pas dans une bonne période pour voir des films sans happy end. Effectivement, il y a eu le scandale aussi, qui fait des vagues et va peut-être nuir au film aussi, mais si on boude tous les Weinstein, on n’a pas fini non plus….

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