Humeur

On veut nous faire croire qu’il y a de faux lecteurs.

Hello, hello mes p’tits popcorn !

Malgré les différentes chroniques qui attendent d’être écrites (coucou mon premier manga !), j’avais envie de réagir (avec retard vous en conviendrez) sur une certaine polémique qui a secoué les réseaux sociaux ces derniers temps : les articles de ces journalistes qui descendent les lecteurs.

Je vous avais dis que j’avais du retard. Si tu vis loin des réseaux sociaux (grand bien t’en fasse parfois !), tu n’en as peut-être pas entendu parler, aussi je te fais un récap. Deux articles sont apparus, un par Télérama et l’autre par Le Monde assez successivement l’un après l’autre. Ces deux journalistes différents (je tiens à le préciser !) ont fait ces articles avec passion, rigueur, argumentation (rires) sur pourquoi les lecteurs sont des ignares qui préfèrent mettre en scène leurs livres plutôt que les livres (la preuve please ?) ou comment le lecteur est un imbécile à préférer lire du Thilliez plutôt que s’élever avec un vrai auteur du type Apollinaire. Pas plus tard que la semaine dernière, Yann Moix a descendu le dernier roman de Diane Ducret intitulé La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose alors qu’il se vantait de ne pas l’avoir lu ! Un comble ! 

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Mais que se passe-t-il pour que tout le monde crache sur la littérature dite populaire ? Je dis « dite populaire » car j’exècre ce terme. Ça sous-entend qu’il y a une haute littérature et une petite littérature. Et je peux comprendre les gens qui voient deux choses différentes. Je peux, vraiment. Malheureusement, avec mes études de cinéma, j’ai eu tendance à moins bien considérer les block-busters plutôt que le film intime fait par un mec reconnu dans le milieu. Merci l’élitisme qu’il faut prôner (pour anecdote, ne dites JAMAIS à un prof de ciné, un amateur de ciné que vous n’aimez pas Kubrick. Essayez, vous allez vous en mordre les doigts. Ou dire que Godard n’est pas un génie. Je m’égare mais c’est tordant.). Promis, je me soigne avec ça depuis que mes études sont derrière moi. J’ai d’ailleurs plus aucune envie de me lancer dans des analyses longues comme un bras lorsque je regarde un film. Après 5 ans de dur labeur, je veux juste voir et remarquer les choses, les détails mais tranquille sans pression. Mais ceci n’est pas le sujet, pardon, je m’égare encore.

Donc revenons aux deux littératures différentes : l’élite, ce qui fait classe de dire dans les dîners mondains entre deux bouchées de caviar et le populo, le truc crasse que l’on regarde d’un œil avec un rictus aux lèvres. Rien que de l’écrire, j’ai envie de vomir. Parce que je ne pense pas que la littérature élitiste élève plus les mentalités que la littérature populaire. Je crois très sincèrement que dans tous les livres, il y a des messages, une pensée, une critique de quelque chose même si ce n’est pas le but premier. Bon, je cherche le message caché de Cinquante nuances de Grey, je vous l’accorde. Mais cherchons bien, il doit exister.

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Je ne suis pas pour l’élitisme, mettre un livre plus haut qu’un autre. Et ça marche pour tous les arts d’ailleurs. Aimer un film, un livre, une musique, ajouter la mention utile c’est personnel. Ça fait résonner quelque chose en nous. Ça fait appel à notre affect. On peut reconnaître les qualités techniques de la chose, mais déconnez pas, si le fond est creux, c’est loupé. Et mon cliché de lectrice populaire trouve que cette littérature élitiste n’est fait que de forme et non de fond. Que de belles phrases où l’auteur a mis 15 jours pour en faire une seule. Comme dit ma copine Gaëlle : « Ça se regarde écrire », elle a tellement raison. Ils se prennent pour le digne héritier de Zola, Hugo ou Flaubert. Un conseil : laissez-les où ils sont et contentez-vous de les lire. 

Cet article (que je ne pensais pas aussi long …) a juste pour but de pousser mon coup de gueule, mais aussi pour dire à vous lecteur de ne pas complexer. Tu as le droit de lire ce que tu veux, d’aimer ce que tu veux. Parfois ces « élitistes » sont dans notre entourage et c’est démoralisant de se battre contre eux. Vis avec les choses que tu aimes, aimes-les et parles-en autour de toi. Oui parce que l’auteur a besoin de toi pour faire connaître son bébé. Je sais qu’au fond tu le sais, mais je crois que ça a du bon de le rappeler. 

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Sur ces paroles, je vous souhaite à tous un bon week-end. J’espère que vous allez profiter du soleil, du repos et de belles lectures. Promis, je reviens très vite avec mes chroniques !

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20 réflexions au sujet de “On veut nous faire croire qu’il y a de faux lecteurs.”

  1. Merci pour ce bel article. J’avais entendu parler de cela – malheureusement. Oui, il y a toujours des jugements concernant la « paralittérature », le terme lui-même étant péjoratif, me semble-t-il, et c’est bien dommage ! C’est aussi ce qui fait la richesse du Livre…

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  2. Tout est dit !
    Surtout que les articles en question ne nous ont toujours pas expliqué en quoi prendre en photo un livre pour en parler et le faire connaître empêchait de l’avoir lu et aimé pour ses qualités littéraires…

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  3. On en a déjà parlé, tu connais mon avis 😀 (et merci pour la citation *-*)
    Le monde y gagnerait tellement si tous les gens supposés promouvoir les livres et la lecture pensaient comme toi, moi et tous les gens qui ont commenté cet article… Espoir, espoir, je garde toujours espoir ! Continuons à lutter ! Même si c’est contre des moulins à vent !

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  4. Je suis entièrement d’accord Avec toi. Je ne me dis pas férue de cinéma, mais je n’aime pas Kubrick. Orange méchanique m’a profondément dérangé, et je n’aime pas ca, et Shining est une horreur quand on a aimé le Roman. Quel ramassis de conneries ^^ Je suis pour que chacun ait son avis, et l’exprime, mais foute surtout la paix a ceux qui ne sont pas d’accord. Parce qu’il y a débat et humiliation, et je trouve que ces deux articles tenaient d’avantage du second… Tristesse ! Et je suis bien d’accord Avec June en ce qui concerne la production littéraire, qui est plus a fustigé que le lecteur qui ne peut que prendre ce qu’il recoit. 🙂

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  5. Je travaille dans la bibliothèque municipale d’une petite ville ouvrière. Lorsque l’ancienne bibliothécaire était encore là, nous avons perdu beaucoup de lecteurs parce qu’elle s’obstinait à vouloir « élever » le niveau du lectorat.. Je crois que nous avons le rayon poésie le plus fourni de France, et des livres dont nous ne comprenions pas le résumé, nous petits agents de catégorie c. C’est dire… Quant au dernier Potter, nous l’avons eu un mois après sa sortie parce qu’il fallait que les jeunes apprennent la patience ahahaha Bref… Elle est partie il y a dix ans et je fais encore des cauchemars à son sujet.
    J’estime que tant que les gens lisent, c’est le plus important.. Je n’aimerais pas qu’on me dise : « lis du Zola parce que t’es un peu limitée là dans tes lectures » . Les gens aiment être conseillés, pas dirigés.

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  6. Déjà il faut bien admettre qu’il peut y avoir plusieurs raisons de lire : pour apprendre, pour se faire du bien au moral, pour se faire peur, etc. (Pas besoin d’expliquer le but de 50 shades 😉 ). Et toutes ces raisons sont valables !

    La culture élitiste me semble singulièrement dépourvue de la notion de plaisir s’ils ne lisent que des classiques ou des livres écrits par des auteurs « qui se regardent écrire » et ignorent tous les autres. Mais je doute que ce soit le cas, seulement comme tu dis, dans certains milieux il est honteux d’émettre une opinion contraire à l’ordre établi.
    Quelle tristesse de ne pas suivre ses goûts juste pour l’image…

    Et oui, c’est en décloisonnant qu’on permet à plus de gens de venir à la lecture, à la culture.

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    1. Oui oui mais oui ! Mais tout à fait ! Quand on perd le plaisir. On perd l’essence du livre, bon sang ! Et si on veut amener des gens à lire, il faut déculpabiliser le plaisir de lire ce qu’on veut. Pas prôner l’élitisme, sinon celui qui s’est senti rejeté toute sa scolarité par la lecture à cause des classiques, jamais en réalité il ne verra que ça lui est accessible. Tandis que bon celui qui tente 50 Shades (bon il me fait mal) il lit. Il est lecteur, il voit que lire c’est aussi pour lui. Et il ira peut-être vers d’autres lectures.

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  7. A reblogué ceci sur et a ajouté:
    Le p’tit Pop-Corn pousse un coup de gueule (avec raison) et soulève ici un houleux er large débat, auquel je me permets d’apporter mon point de vue, avant de vous laisser lire son article.
    Non il n’y a pas de faux lecteurs. Il y en a de différents types, comme il y a différents genres de lectures. Il y a des lecteurs avertis, des lecteurs débutants, des lecteurs éclectiques et des lecteurs spécialistes qui s’attachent à un genre. Il y a les lectures dilettantes et les lecteurs compulsifs. Les amoureux des classiques et les accros du roman de gare. Il y a ceux qui lustrent leur belles Editions et ceux qui cornent les pages. Ceux qui relisent et ceux qui ne le font jamais. Ceux qui aiment le numérique, l’audio et ceux qui ne jurent que par le papier. Et il y en a même qui sont tous ça à la fois.
    Mais au final on s’en fiche. Car celui qui lit, quoi qu’il lise, est un lecteur. Et il n’est pas dit que celui qui lit Guillaume Musso n’est pas capable d’apprécier Apollinaire, Flaubert, Tolstoï ou Hugo.
    On reproche aux blogs de véhiculer une littérature facile, de piètre qualité ? La belle affaire ! Je crois qu’au contraire les blogs rendent la littérature accessible, donnant accès à une diversité infinie de livres, ouvrant le champ des possibles. Donnant l’envie de lire à ceux qui y étaient parfois réfractaires. Démystifiant les livres, ils les font plus proches, moins impressionnants, les rendent moins rédhibitoires. D’un coup, on passe du « Ce n’est pas pour moi. Je ne pourrais jamais lire ça. » à  » Peut être que… » Je connais des gens qui lisaient peu ou pas, qui viennent aujourd’hui me demander conseil grâce au blog. Qui évoluent en tant que lecteurs, juste parce qu’ils élargissent leurs horizons. Et s’ils me font confiance, c’est parce que je n’ai pas jugé leurs lectures. Je n’ai pas regardé leur exemplaires de Musso ou Lévy en disant  » Oh la la tu lis ça ! C’est mal ! Tu me copieras 100 vers de Rimbaud. » Mais plutôt  » Si tu aimes ce genre d’histoire, alors j’ai quelque chose qui devrait te plaire. » Bien sûr que le goût de la lecture ca s’éduque. Comme le palais pour le vin. D’un livre à l’autre, à force de lire on se surprend à aimer des choses différentes. Mais avant tout pour ça il faut lire. Et si tu lis, tu es un lecteur. Ni plus. Ni moins. Ni bon. Ni mauvais. Juste un lecteur.
    Tous les livres ne sont pas excellents, certes. Mais même le livre qui ne séduit pas l’élite intellectuelle trouve son lecteur. Même le livre que je vais détester, trouve son lecteur. Et il existe pour cette raison. Oui on se dit que parfois on cherche encore le message de certains ( très bien vu mon Pop Corn 😂) …Mais j’aimerais savoir combien de livres lisent et lesquels ces journalistes qui jugent. C’est très beau de citer le beau titre qui décore la table basse du salon pour épater la galerie. Encore faut-il qu’il ait été ouvert. Et j’en connais des gens qui ont le dernier Goncourt pour décorer le salon et animer les débats à l’apéritif, mais n’ont lu que la chronique de Telerama.
    Mais la dernière fois que ces juges de la lecture ont pris plaisir à lire un livre, qu’il les a fait rêver, rire, les a bouleversé, c’était lequel et quand ?
    On a tous nos « bonnes » et nos « mauvaises » lectures. Nos belles inspirations et nos péchés mignons. Ce livre magistral qui nous a fichu une claque et ce petit roman cocooning qui n’est pas parfait mais qu’on aime bien. Mais nous restons des lecteurs. Sans distinction. Pour aimer la lecture, pour aimer les livres, il faut déjà en ouvrir un… N’importe lequel. Et celui ci nous mènera au suivant.
    Peut être serait-il de rappeler à ceux qui jugent les droits imprescriptibles du lecteur et l’immense liberté qui préside à la lecture.
    Et si prendre des photos de ses livres pour Instagram est un péché prescrit par le Haut Comité des Lecteurs avertis, alors j’irais brûler dans les Cercles de l’Enfer avec ma bibliothèque. Avec pour satisfaction le fait que chacune de ces photos ait pu offrir des lecteurs à un livre que j’ai aimé.

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  8. Tu as raison : non il n’y a pas de faux lecteurs. Il y en a de différents types, comme il y a différents genres de lectures. Il y a des lecteurs avertis, des lecteurs débutants, des lecteurs éclectiques et des lecteurs spécialistes qui s’attachent à un genre. Il y a les lectures dilettantes et les lecteurs compulsifs. Les amoureux des classiques et les accros du roman de gare. Il y a ceux qui lustrent leur belles Editions et ceux qui cornent les pages. Ceux qui relisent et ceux qui ne le font jamais. Ceux qui aiment le numérique, l’audio et ceux qui ne jurent que par le papier. Et il y en a même qui sont tous ça à la fois.
    Mais au final on s’en fiche. Car celui qui lit, quoi qu’il lise, est un lecteur. Et il n’est pas dit que celui qui lit Guillaume Musso n’est pas capable d’apprécier Apollinaire, Flaubert, Tolstoï ou Hugo. On reproche aux blogs de véhiculer une littérature facile, de piètre qualité ? La belle affaire ! Je crois qu’au contraire les blogs rendent la littérature accessible, donnant accès à une diversité infinie de livres, ouvrant le champ des possibles. Donnant l’envie de lire à ceux qui y étaient parfois réfractaires. Démystifiant les livres, ils les font plus proches, moins impressionnants, les rendent moins rédhibitoires. D’un coup, on passe du « Ce n’est pas pour moi. Je ne pourrais jamais lire ça. » à  » Peut être que… » Je connais des gens qui lisaient peu ou pas, qui viennent aujourd’hui me demander conseil grâce au blog. Qui évoluent en tant que lecteurs, juste parce qu’ils élargissent leurs horizons. Et s’ils me font confiance, c’est parce que je n’ai pas jugé leurs lectures. Je n’ai pas regardé leur exemplaires de Musso ou Lévy en disant  » Oh la la tu lis ça ! C’est mal ! Tu me copieras 100 vers de Rimbaud. » Mais plutôt  » Si tu aimes ce genre d’histoire, alors j’ai quelque chose qui devrait te plaire. » Bien sûr que le goût de la lecture ca s’éduque. Comme le palais pour le vin. D’un livre à l’autre, à force de lire on se surprend à aimer des choses différentes. Mais avant tout pour ça il faut lire. Et si tu lis, tu es un lecteur. Ni plus. Ni moins. Ni bon. Ni mauvais. Juste un lecteur.
    Tous les livres ne sont pas excellents, certes. Mais même le livre qui ne séduit pas l’élite intellectuelle trouve son lecteur. Même le livre que je vais détester, trouve son lecteur. Et il existe pour cette raison. Oui on se dit que parfois on cherche encore le message de certains ( très bien vu mon Pop Corn 😂) …Mais j’aimerais savoir combien de livres lisent et lesquels ces journalistes qui jugent. C’est très beau de citer le beau titre qui décore la table basse du salon pour épater la galerie. Encore faut-il qu’il ait été ouvert. Et j’en connais des gens qui ont le dernier Goncourt pour décorer le salon et animer la conversation à l’apéritif mais n’ont lu que la chronique de Telerama. La dernière fois que ces juges de la lecture ont pris plaisir à lire un livre, se sont laissés surprendre par lui. Qu’il les a fait rêver, rire, les a bouleversé, c’était lequel et quand ?
    On a tous nos « bonnes » et nos « mauvaises » lectures. Nos belles inspirations et nos péchés mignons. Ce livre magistral qui nous a fichu une claque et ce petit roman cocooning qui n’est pas parfait mais qu’on aime bien. Mais nous restons des lecteurs. Sans distinction. Pour aimer la lecture, pour aimer les livres, il faut déjà en ouvrir un… N’importe lequel. Et celui ci nous mènera au suivant.
    Peut être serait-il opportun de rappeler à ceux qui jugent les droits imprescriptibles du lecteur et l’immense liberté qui préside à la lecture.
    Et si prendre des photos de ses livres pour Instagram est un péché prescrit par le Haut Comité des Lecteurs avertis, alors j’irais brûler dans les Cercles de l’Enfer avec ma bibliothèque. Avec pour satisfaction le fait que chacune de ces photos ait pu offrir des lecteurs à un livre que j’ai aimé.
    (Désolée pour le commentaire très très très long)

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  9. franchement qui sont ces gens pour juger les autres ! je ne me sens pas mois cultivée parce que je lis du musso ou du lévy, laissez nous vivre b***** merci pour ton billet il fait du bien

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  10. Tout est très bien dit. Je suis une blogueuse, je lis des choses populaires, j’aime les livres qui font vibrer qqch en moi comme tu le dis et aussi ceux qui m’apprennent des choses sur ces sujets que je méconnais. Je ne suis absolument pas une chasseuse de livres primés (mais j’ai lu Chanson douce et Entre deux mondes et ces livres méritent les prix qu’ils ont obtenu).
    Et dans ma vie de blogueuse j’adore être un lien entre la lecture et des lectrices en recherche d’émotions, de sensations, de vrai.
    Notre blog vient de la sphère blogoPMA. Beaucoup de pmettes nous lisent, elles ne sont pas proches du monde littéraire, ne suivent peut être que nous comme blog lecture. Et leurs retours sur ces lectures qu’elles ont faites parce qu’on en a parlé est NOTRE SATISFACTION. N’en déplaise à ces chers journalistes !
    Bises et merci à toi pour ce sujet.

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  11. Ahhh oui ne dites jamais du mal de Godard ou de Kubrick à un prof de ciné, je connais !!!
    Merci de cette article, car en effet la littérature dite populaire est une très bonne chose, les différents genres sont là pour ça aussi, pour les différents lecteurs. Il faut juste accepter qu’il est de grandes qualités derrière la littérature populaire et qu’elle est là pour une bonne raison, si des gens peuvent aller vers la littérature grâce à ce genre c’est le plu simportant !

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  12. C’est marrant, j’avais hier un débat sur les classiques dans le cinéma, et je constatais avec effroi que, comme en littérature, il y a une vraie injonction à voir les classiques, en gros « si tu n’as pas vu ces films, tu ne peux pas pleinement comprendre le cinéma. » On oublie que certains « classiques » d’aujourd’hui ont été méprisés à leur époque ! Alors qui sait ce que demain retiendra de notre siècle ? Si ça se trouve les prochains classiques littéraires seront Marc Lévy et Fifty Shades. J’avoue, ça me ferait mal, parce que je trouve d’autres œuvres beaucoup plus fines, riches et pertinentes (et mieux écrites) mais qu’en sait-on ?
    Après, je n’excuse pas du tout ces articles méprisants, mais j’ai une petite idée de ce qu’il y a derrière. Au fond, je pense que ce qui déplaît aux puristes, ce sont les « effets de mode ». C’est-à-dire que l’édition est devenue un vrai marché, et que les maisons ont tendance à prendre moins de risques pour ne publier que ce qui a toutes les chances de marcher… donc une littérature qui a tendance à se ressembler, et à ne pas forcément être trop exigeante. Et personnellement je suis un peu embêtée avec ça parce que je trouve qu’il y a de plus en plus de livres qui se ressemblent et que j’y trouve de moins en moins mon compte de lectrice. J’ai l’impression qu’au final les livres que j’aime sont toujours issus des 3-4 mêmes auteurs et que je me retrouve coincée entre des livres « où l’auteur se regarde écrire » et d’autres qui me paraissent interchangeables… Par contre je pense clairement qu’il aurait mieux valu faire un article sur la production littéraire et les choix éditoriaux que fustiger les lecteurs, qui eux ont bien le droit de lire ce que bon leur semble… et surtout qui ne peuvent lire que les livres qui existent ! Bref, s’arrêter à parler de bookstagram, pour moi c’est un article de fainéant. ^^

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  13. Ça m’a longtemps complexée de ne pas être séduite par les « classiques ». Maintenat beaucoup moins: je lis ce que jeveux et ça ne me dérange pas de faire le grand écart entre un thriller et un essai. Il y a de ces personnes pour tout ranger dans des catégories hermétiques… Je ne veux pas être enfermée dans une boîte, à la rigueur dans plusieurs…
    Bel article. Merci

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  14. J’avoue ne pas avoir compris ces articles de presse. Ce n’était finalement que du mépris autant pour les lecteurs (n’ont-il dont pas le droit de choisir leurs lectures ? D’avoir envie d’un peu de légèreté pendant leurs vacances ?) que pour les écrivains. Bref, chacun doit écrire ou lire ce qui lui fait plaisir et tant pis pour les grincheux de tous poils !

    Aimé par 1 personne

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