Humeur

Interview d’Harmony Verna

Hello, hello mes p’tits loups !

Il y a (déjà !) quinze jours, je faisais la rencontre d’Harmony Verna à Toulouse. Venue quelques jours en France, j’ai pu la rencontrer grâce à Carine, notre Bonne Fée pour les Ambassadrices Le Cercle. Lors de cette journée, j’ai pu énormément discuter avec Harmony et j’ai appris à connaître une auteure formidable. 

Si tu ne connais toujours pas Harmony Verna, il s’agit d’une auteure américaine. En France, son premier roman Les orphelins du bout du monde est sorti le 1er Juin chez l’éditeur Belfond. Ce roman est une invitation à s’évader en Australie au début du XXème siècle. Vraiment, je vous le conseille.

Bref, lors de cette journée, j’ai également pu faire une interview de l’auteure que je vous propose de lire ci-dessous. J’espère que cela vous donnera envie de courir en librairie pour acheter son roman. 

INTERVIEW HARMONY VERNA

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Les Orphelins du bout du monde est votre premier roman. Comment vous est venue l’histoire de Leonora et James ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours ressenti un attachement profond pour l’Australie. À l’âge de sept ans, ma mère m’a offert une carte de l’Australie que j’ai accrochée au-dessus de mon lit.  Même si je n’y suis jamais allée, j’ai toujours senti cette connexion ; j’ai toujours su, même petite, qu’un jour j’écrirais une histoire sur ce pays. C’est le cas aujourd’hui, et j’en suis fière.

Le XXème siècle est une époque que vous traitez également dans votre nouveau roman Beneath the apple leaves. Qu’est-ce qui vous attire dans cette époque ?

Le XXe siècle est un tournant. Bien-sûr, les guerres ne sont pas une nouveauté dans l’histoire du monde, mais il n’y avait jamais rien eu de comparable à la Première Guerre mondiale. Déplacements de population massifs, grippe espagnole, industrialisation des sociétés : tout ceci marque la fin de l’innocence des peuples, et le début d’une nouvelle ère. Et puis, c’est une période que je connaissais mal. Je savais beaucoup de choses sur la Seconde Guerre mondiale, moins sur la Première.

Lors de notre Book Club, nous avons discuté du thème de la famille. James trouve une famille d’adoption avec les Shelby et certains ont comparé cette famille aux Weasley dans Harry Potter. Etait-ce une inspiration voulue ?

Non, ce n’est pas fait exprès. D’ailleurs, je n’ai découvert la série Harry Potter que très récemment, avec mes enfants. C’était important que James soit entouré. Leonora, elle, n’a personne à qui se rattacher. James, lui, a beau être orphelin, il est un peu le fils de plusieurs personnes. Il est aimé, et ça compte beaucoup.

Les Orphelins du bout du monde nous donne le point de vue de James, Leonora et Ghan. Trois milieux sociaux différents. Pourtant, si James et Leonora se retrouvent, ce n’est pas le cas de Leonora et Ghan. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Je voulais que le lien entre eux reste un mystère. Ghan est un ange-gardien, ce qui lui donne un lien unique mais secret avec Leonora. Une relation un peu triste mais bienveillante.

Au-delà d’une histoire d’amour, d’une histoire d’un pays, Les Orphelins du bout du monde c’est aussi l’histoire d’une héroïne, Leonora, qui va évoluer tout au long du roman et que l’on considère comme étant une héroïne forte. A-t-il été difficile pour vous de la malmener pour la faire grandir ?

Oui, c’est vrai qu’elle a de nombreux défis à affronter. Son parcours est une succession de chutes. Elle veut demander le divorce, mais doit renoncer quand son mari menace de s’en prendre aux Aborigènes. Pourtant, elle essaye de se libérer, sans relâche, mais rien n’y fait. Tout le roman est un challenge pour Leonora : sortir de sa condition, se rebeller, libérer sa voix.

Vous avez plusieurs casquettes : vous avez travaillé dans la communication, puis vous êtes auteur pour la télévision et la presse, maintenant auteur de romans. Comment les changements se sont faits ? Avez-vous toujours voulu être écrivain ?

Oui, toujours. J’ai toujours su que j’écrirais. Mais quand on est jeune, que l’on se lance dans la vie active, il faut penser à sa carrière, s’installer à New York, gagner sa vie. En fait, j’ai passé mon temps à écrire pour les autres, dans la pub, la presse… Mais au fond, ce dont je rêvais, c’était d’écrire pour moi. Après la naissance de mon troisième enfant, j’ai décidé de prendre le temps de mettre en forme cette histoire qui me tenait à cœur.

Et comment en êtes-vous venue à écrire des scripts ?

J’ai rencontré pas mal de monde quand je vivais à New York. Puis j’ai répondu à une annonce, écrit mon premier script télé. Et j’ai obtenu le poste.

Comment se déroule vos séances d’écriture ? Avez-vous des habitudes ?

Je n’écris pas tous les jours. Parfois même, quand j’ai besoin de me nettoyer la tête, je n’écris rien pendant des semaines, des mois. Et, soudain, l’envie d’écrire me saisit et, là, je peux ne plus rien faire d’autre pendant des jours entiers. Mais je dois suivre ces vagues d’inspiration. Ça ne sert à rien de forcer.

Quels sont vos projets ? Êtes-vous déjà en train de réfléchir sur un troisième roman ?

Oui, je suis en train d’écrire les premiers chapitres de mon troisième roman. Avec un peu de chance, je pourrai annoncer bientôt sa publication américaine…

Un mot pour vos fans français ?

Merci beaucoup !

 

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3 thoughts on “Interview d’Harmony Verna”

  1. J’ai vraiment hâte de lire son roman, il a l’air top ! Et ça me permettra de découvrir encore un peu plus l’auteure 🙂
    C’est chouette cette interview, j’espère que tu auras l’occasion d’en faire d’autres 😉

    J'aime

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